EN AOÛT, la descente depuis ROME : NAPLES et une reflexion sur l'actualité.

Le programme de la seconde moitié de l'année 2015 est d'aller hiverner à BRINDISI ou à PREVEZA depuis ROME , en passant par la SICILE et SYRACUSE qui nous avait tant plu, et ceci pour préparer une année 2016 tournée vers l'Adriatique en ITALIE  et la mer Ionienne en GRECE.

Nos amis grecs nous manquent.  C'est le moment d'aller les voir, ils souffrent.

Une bonne connaissance de ce peuple et de ses traditions nous transforme en analystes complètement partiaux de la situation de juillet 2015.  Oui ils ne sont pas parfaits , mais si gentils et très accueillants, ils aiment rire et danser. Au restaurant et ailleurs, ils vous présentent l'addition (logariasmos) avec regrets.
Évidement les  comptables de toute l'Europe sont horrifiés, mais que connaissent ils de ces grecs?
Tout le monde savait - lors de leur adhésion en 1981,  5 ans avant l'Espagne et le Portugal - qui ils étaient et ce qu'ils sont toujours: pauvre en majorité. Pauvres mais indispensables. Nous le savions en 1981, et nous nous en étonnons aujourd'hui ,  la facture se présente 14 ans après, et personne ne veut la payer , ni l'Europe, ni les Grecs!          Ci dessous MERCATOR à la marina de CORFOU.


Ah! l'Europe des Comptables et des Normalisateurs, à quand l'Europe Utile,  avec une Armée et une Politique Économique.   L''Europe de la Paix, c'est très bien, mais nous avons besoin d'un nouveau Robert Schuman avec une vision plus unificatrice et prévoyante.
Les Ottomans et les autres peuples agressifs ne sont pas loin dans l'espace et  l'Histoire avec eux recommence.
Les grecs se sont sentis bien seuls en 1974 lorsque Chypre fut coupé en 2.  Ils se sentent seuls aujourd'hui devant les bateaux d'immigrés qui s'échouent chez eux. Ils consacrent en proportion plus que la France à leur défense, et ce faisant, ils défendent l'Europe.

Au début de notre projet de navigation, nous voulions aller jusqu'à Alexandrie.  Et depuis 2010, chaque année, un pays se ferme à la visite, par manque de sécurité.  Bientôt nous ne pourrons plus dépasser le Cap Corse !
Nos voisins allemands, si sévères aujourd'hui avec la Grèce, sont les premiers à aller chercher cette joie de vivre et à avoir profiter du système grec. Les marinas sont pleines de ces allemands riant si fort la nuit après moult bières!
Bref vous l'avez compris, pour nous,  la GRECE fait partie intégrante de notre Europe, et nous avons mêmes quelques dettes envers eux!
Comme pour tout, c'est l'absence qui révélera leur indispensabilité.


Mais revenons à nos projets de ce mois de juillet.
Le plan de navigation pour août, septembre et octobre 2015:


Quelques arrêts obligatoires se feront; à commencer autour des volcans.
Italie terre volcanique! 3 volcans sur notre route, qui dit mieux?
Puis arrêts devant des lieux mythiques comme POMPEI ou SYRACUSE, allons voir CROTONE et OTRANTE.  Mais cela se racontera en temps utile, l' Histoire sera au rendez vous.


En juin : tous les chemins (maritimes) mènent à ROME





Oui ,   l'adage est vrai : tous les chemins (mêmes maritimes) mènent à ROME:
Voici le parcours de juin :

Un beau trajet de 315 miles nautiques en 6 étapes, sans arrêt et 100litres de gasoil !
L'étape la plus dure : les 3 premières heures de la traversée vers la Corse, houle de travers et vent fort presque contraire.
Puis le vent accompagne le trajet et la mer tombe progressivement.
L'arrivée vers la Giraglia devient féerique avec  une houle faible et un vent de sud ouest de 15 noeuds le record de vitesse est atteint à 9,2 noeuds. Un petit virage à droite et nous voici dans le port de MACCINAGIO à 21h avec un départ à 2h du matin : 19 heures pour 115 milles nautiques, soit 6 noeuds de moyenne.  Le bateau est assez rapide  la traversée s'est faite de jour avec 3 heures de nuit seulement. Puis parcourons  les îles Toscanes et finissons à ROME.

Voici la météo de la traversée:  suffisamment ventée , elle fut houleuse sur le premier quart, puis moins agitée, doucement ventée  pour faire une moyenne de 6,3 noeuds.



Faire le plein de carburant à ANTIBES est prudent  avant le départ 
après un dernier passage aux îles de LERINS 
à noter l'usage de l'AIS par le bateau lui même : 


Le passage entre les îles de Lérins: le restaurant!


L'après midi fut ensoleillé et venté , juste ce qu'il faut :


La récompense : arrivée à La GIRAGLIA de jour, avec les odeurs de maquis:


Après un stop à Maccinagio et Bastia et ses fameux orages de 18heures,
L'arrivée à l'île d'ELBE : un mouillage en baie sud à CAMPO


Le soir les dernières lueurs enflamment le ciel de la baie.

Arrivée à GIGLIO: les étranges barges!
3,5 ans après la catastrophe du COSTA CONCORDIA le travail de dépolution n'est pas fini: 


La dépolution su site continue, bien après le renflouement 
et le départ du gros bateau vers GENES pour démantèlement.
La mer et le fond sont tapissés de débris et de déchets.

La plaque souvenir aux 4000 naufragés et au dévouement de leur sauveteurs.
                    Le soir , oubliant le drame ce jeune goéland se pose près de nous gracieusement.

Puis départ vers CIVITEVECCHIA  et OSTIE toutes voiles dehors 


 A l'arrivée il faudra faire le plein : mais les prix ici ne sont pas les mêmes :
aïe aïe!  presque 50% de plus!

Puis visite de ROME, 
ROME la verte avec ses vieux pins et ses espaces verts:


Un grand classique : le COLISEE:


Le vieux ROME et ses ruelles ombragées:

Un autre grand classique : le PANTHEON


Un dernier classique : la boutique de PINOCCHIO !!


L'équipage au complet "croise" sur la Place Saint Pierre:
remercions le  Ciel pour ces bons moments vécus
ensemble par  Gil,  Bernard  et Guy.




Puis retour à METZ  pour préparer l'étape suivante:
de ROME à NAPLES puis MESSINE !













Derniers préparatifs et première navigation en mai

Ça y est, c'est fait ! Un galop de Toulon à Baie des Anges Marina pour vérifier une dernière fois la validité de nos préparatifs.
C'est fait le départ est fixé au 14 juin : Première étape : ROME ; Marina di Roma .

Rappel de ces navigations de mai.:
A Toulon Port Pin les dernières révisions du moteur et les vidanges,
Également coulisseaux de GV.

Arrivée à Porquerolles anse des Langoustiers :l'ancre fonctionne bien.

Les Médes marquent la fin de l'île de Porquerolles.

Arrivée à Port Cros, parc naturel et son Fort du Moulin

Visite du fort, Mercator est bien gros sur ces petits pontons. Nuit au ponton.

2° étape les Langoustiers à St Tropez et la fameuse maison de La Madrague. Merci Brigitte.

La rade de St Tropez - St Aygulf la nuit, un air de féerie.

Voiles en ciseau, un doux vent arrière nous pousse vers Cannes

Le vent faibli, vive le spi! Mais on arrivera avec 20 noeuds en rade de Cannes!

La forteresse de St Honorât: calme et silence

L'abbaye de Lerins à St Honorât

A l'opposé le Festival de Cannes est loin de la méditation

L'étape finale vers Marina Baie des Anges: l'AIS fonctionne bien.

L'arrivée vers le port abrité des immeubles en vagues.

Au quai d'honneur !


Calcul du parcours vers Rome, tous les chemins y mènent?

















Pour Rome : le parcours idéal!

Le printemps est là : vite à l'eau

Oui le printemps est enfin arrivé.
Mercator qui a passé l'année dernière a se préparer va reprendre la mer.
La semaine prochaine sera la mise à l'eau avec un galop d'essai le long des côtes varoises et marseillaises.

Le programme de 2015 est de retourner vers la Corse, la Sardaigne et la Sicile.
Dans la semaine du 20 au 26 avril nous avons remis MERCATOR dans son élément, vérifier les voiles, les vidanges, remplacer les filières, et .....  fait quelques ronds dans l'eau pour être sur de tout.

Mais  nous avons aussi croiser des "confrères". Oui c'était la semaine des essais des sous marins de Toulon !!
Il y en avait partout, surtout sur notre trajet.
 

Voici le genois à reconverrtir
Le sous marin est traître !
Pas d'étrave , donc très difficile à imaginer sa route réelle en surface.  En manoeuvre il est accompagné d'une multitude d'engins flottant qui voguent à une vitesse folle, et qui délivrent tous le même message en s'arrêtant à votre hauteur:
"Vous êtes priés de dégager de la zone ".

Dégager , certes , mais pour aller où?  Vers un autre sous marin !!


Une bonne surprise dans nos essais de voiles.  Nous avons voulu voir la compatibilité  de nos "anciennes voiles" .  Le génois dit du "Conseil Général 57" taillé pour MERCATOR IV,  peut devenir un foc pour MERCATOR V ! Il suffit de l'endrailler sur l'étai largable.

A bientôt des images !
Dans la rade et c'est déjà le large , la BPALCA est là!

   
L'ancien spi va bien

    
Finition de l'antifouling

Ce printemps est cruel avec les amis de Mercator: Adieu à GERARD .

Ce printemps est cruel avec les amis de Mercator.  Notre ami, Gérard Simon,  a hissé son ultime voile  le 3 avril.

Né en1932, authentique Messin, avec Jeanine son épouse, qui  a partagé sa vie et ses passions, ils ont eu trois fils.  Dans le "civil",  Gérard était chirurgien-dentiste.

 Mais surtout,  Gérard  était membre fondateur, avec son frère, Pierre-Louis, du club de voile "Cercle de Yachting à Voile de la Moselle", à OLGY,  il a été président de la  Ligue de Lorraine de Voile durant vingt ans et membre de l’équipe de France de voile en 505, où il s'est illustré plusieurs fois dans sa jeunesse. Un tandem inséparable à Metz et sur l'eau. 
Le CYVM est le  club ayant enregistré le plus grand nombre de licences en 2014  en France.
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Il avait aussi accompagné Jean-Marie Rausch, ancien maire de la ville,comme adjoint aux finances et aux affaires économiques, pendant quatre mandats.

Membre du Rotary Club Rive Gauche, il avait été distingué chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’ordre du Mérite.  Le Rotary avait aussi distingué un membre actif par un PHF et 3 saphirs.   Il avait également reçu une haute distinction de la Jeunesse et des sports.
Domicilié à Metz, M. Gérard  était très fier de ses quatre petits-enfants.

Adieu à Gérard  qui a  su être un sportif de pointe, un élu de talent et un associatif viscéral et surtout un ami dont l'équipage de Mercator a été heureux et fier de partager l'amitié à OLGY et ailleurs.

MERCATOR est en deuil ! FLORENCE est partie.

C'est le deuil le plus terrible qui puisse arriver.
 FLORENCE ARTHAUD disparaît de façon aussi  horrible qu'inattendue.
Non pas Elle !

Elle avait eu pour MERCATOR une dédicace enthousiaste lors de la parution de son livre : UN VENT DE LIBERTE, une autobiographie mémorielle, préfacée par Olivier de KERSAUSON.

Nos pensées vont vers sa famille et sa fille.
Nous prions pour le repos de son âme, que Poseidon l'accueille dans son paradis marin, ainsi que  tous ceux qui ont disparu comme elle.
Elle a retrouvé Eric Tabarly, toujours présent dans notre mémoire, ainsi que les nombreux navigateurs partis avant elle. Ils sont immortels, et vivent dans nos pensées.
Au-revoir Florence !










La belle victoire de 1990 sur  PIERRE 1°  un sponsor qui l'a bien accompagné sur ce grand trimaran.














La très belle dédicace à la parution de son livre en 2009.

Lors du départ de Mercator en 2010, avec ses nouvelles voiles, nous lui avions signalé que nous aurions été très fiers de son parrainage.







Editeur des récits de grands marins comme Bernard Moitessier ou Eric Tabarly,     Jacques Arthaud est celui qui a insufflé à sa fille la passion de la mer. C'est avec lui qu'elle a parcouru ses premiers milles nautiques, en Méditerranée. Puis, à 18 ans, elle traverse l'Atlantique pour la première fois, sur un bateau revenant de la Transat.

En 1978, à 21 ans, elle se lance au culot dans sa première Route du rhum. "A Saint-Malo, au départ, j'étais la fille à papa à qui l'on avait payé un bateau pour son anniversaire", raconte-t-elle. Sa onzième place à l'arrivée à Pointe-à-Pitre, avec un bateau plutôt limité, lui permet de se faire un prénom et d'entrer, dans la "grande famille des marins".


Parcours :
1957 Naissance à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
1978 Elle gagne le surnom de "Petite Fiancée de l'Atlantique" à l'occasion
de sa première participation à la Route du rhum.
1990 Record de traversée de l'Atlantique en solitaire et victoire dans la Route
du rhum.
1997 Remporte la Transpacifique dans l'équipage de Bruno Peyron.
2009 Publie son autobiographie  "Un vent de liberté".
2011, elle tombe à l'eau depuis son petit voilier personnel au large de la Corse, et grâce à son sang froid, elle dirige les secours et retrouve sa place parmi les marins.
(éd. Arthaud, 236 p., 19,90 euros).